Anthropological Specimens or War Trophies?
Monde(s), vol. N° 17, pp. 33–56
Abstract
Cet article soutient que les restes humains recueillis pendant le génocide Herero et Nama dans le Sud-Ouest africain (1904-1908) étaient des trophées ainsi que des spécimens scientifiques. Les scientifiques et les militaires ont lancé la collecte de crânes, d’os et d’autres parties du corps retrouvés aujourd’hui dans les collections anthropologiques. Ces restes n’étaient pas des spécimens neutres, mais les parties du corps d’un ennemi colonial craint et détesté. Les pratiques de collecte et d’étude de ces données ont justifié et nourri des idées sur la supériorité raciale à l’origine du génocide.
Authors 1
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Leonor Faber-Jonker corresponding Aachen African Studies Centre LeidenLeonor Faber-Jonker est membre associée au Centre d’études africaines à Leiden
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African Studies Centre, LeidenLeonor Faber-Jonker est membre associée au Centre d’études africaines à Leiden, spécialisée dans l’histoire du Sud-Ouest africain allemand et du patrimoine colonial matériel. Commissaire scientifique d’une exposition au Mémorial de la Shoah à Paris sur le génocide des Herero et des Nama, elle est l’auteur du livret Le premier génocide du xxe siècle. Herero et Nama dans le Sud-Ouest africain allemand, 1904-1908 (Éditions Mémorial de la Shoah, 2017). Elle a également publié More than just an object: A material analysis of the return and retention of Namibian skulls from Germany (African Studies Centre Leiden, 2018) tirée de sa thèse soutenue en 2016
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